“Sumach Ecks aka Gonjasufi” le nom est sur toutes les lèvres des amateurs de nouvelles sensations musicales. L’album : ” A Sufi and a killer” sorti en Mars dernier a enflammé la sphère internet, les critiques sont élogieuses. Cet Album est le bijoux sonore de ces 6 derniers mois, coup de projecteur sur le Mc le plus mystérieux de Las Vegas.
Encore une fois le label Anglais “Warp” défricheur de talents depuis déjà maintenant 21 ans a misé sur le bon cheval : L’homme n’en est pas à son premier coup d’essai, acteur de la scène hip-hop de San diego depuis les années 90 au sein du “Master Of universe Crew”, il est remarqué par le label pour sa collaboration sur un titre du second album de Flying lotus “Los angeles”.
Flying Lotus-Testament (feat. Gonja Sufi)
Son album “A Sufi and a killer” est l’alchimie parfaite d’un voyage spirituel et d’un road movie à la “Las vegas parano“, une mixture sonore improbable et inclassable. Les adjectifs manquent très régulièrement à la première écoute du dernier projet de cet Ovni, certaines tracks sont tout simplement époustouflantes.
Pour couronner le tout, le personnage est une énigme à lui tout seul, le mythe colle parfaitement à la peau de sa propre création musicale : l’histoire porte a dire qu’il aurait vécu 4 années dans une caravane en plein désert du Nevada. Il est a l’époque dans une situation alarmante, d’origine mexicano éthiopienne, le chanteur trouble par son passé tumultueux. Ces années d’errances l’ont selon lui renforcées. La découverte de la spiritualité et du yoga qu’il enseigne encore quelques fois, l’ont propulsés à son sommet actuel. L’homme reste un mystère, il fascine naturellement par sa discrétion et son charisme, le si peu d’apparition fait parler la toile et on se rue naturellement sur les interviews Youtube pour en connaitre un peu plus(Et on postait déjà la vidéo).
L’habillage sonore est signé “Glaslamp killer” et “Flying lotus“ il est tout aussi barré que les producteurs : les nappes éléctros viennent naturellement se marier avec des samples de : “Las Grecas” ou de “Spirit“. Il en ressort des sonorités inexplicables: une sorte de mutation acoustique entre le Fantome de “Jim Morisson” et celui de “Geronimo”. Le Barbu du désert, lui se fait un malin plaisir à complètement déstructurer cet univers musical, son flow crache des résidus d’un hip-hop chamanique sous ayahuasca, un style unique, un chant découvert grâce au yoga du maitre “Gonjasufi”. Mais comme aime le dire Sumach :«J’aime cette nature, mais il ne faut pas oublier ceux qui sont morts ici pendant la conquête de l’Ouest. Comment pourrais-je composer de la musique sur ces terres sans rendre hommage à nos ancêtres ?»
Gonjasufi-DedNd
Le disque est impressionnant, après plus d’une cinquantaine d’écoutes, je le redécouvre régulièrement sous un nouvel angle. Les derniers échos de son concert au “Nouveau casino” lors de sa tournée européenne étaient plus que positifs. Je n’ai qu’une hâte, croiser le drôle d’oiseau dreadeux dans les méandres d’un concert enfumé. Je vous laisse avec un extrait de son live à Paris.











