Retour sur un festival à l’histoire peu ordinaire.
Voilà déjà quelques années que “La BGP” fait des siennes. Au départ, dans un jardin du (presque) centre-ville, ensuite, sur le site de la Prévalaye, le tout, entres amis, de manière privée. C’est cette année que les “BGPiens” décident d’ouvrir cette fête de qualité au public. Et ils le font bien. La programmation est à la hauteur de l’évènement.
Dès l’arrivée sur le site, on s’y sent bien. La mise en lumière et la déco sont signées “Les Oeils”, collectif qui travaille également sur le site d’Astropolis depuis quelques années.
Première étape avant d’entamer une belle soirée de musique, de rencontres et d’amusement : la banque. Effectivement, ici, les euros ne valent rien. Il faut absolument changer son argent contre la monnaie locale: les Neurones, petits billets imitant les dollars, aux effigies de Domenech, Zeimour, Paris Hilton, Bachelot, Parisot, etc …
“Ok, ce soir, on perd des Neurones !!!”
Musicalement, ça claque. Après une fin de set bien cool par Ka Jazz, direction le grand chap’ pour voir le nouveau set des NouvelR. Eh bien, ils sont nombreux sur scène !! Un chouette moment de hip hop à la française.
Directement après, c’est l’heure de l’installation pour le collectif VDrips que l’on attend avec impatience. Un vidéo-plasticien, un dj, et quelques artistes rennais qui peignent des peintures ! Non, franchement, de bons artistes, blindés de bonnes idées. Regardez plutôt :
On enchaîne direct sur Beat Assaillant, la grosse formation qui joue bien et qui fait danser ! Mais, on n’oublie surtout pas de faire n’importe quoi avec l’expo photo à base de poulets érotiques :
Il fait froid sur le site, mais l’ambiance est toujours là et c’est enfin au tour de Modul Club de faire son entrée. Un gros set Techno qui fait vibrer le chapiteau. Il est tard, il fait froid, mais les survivants dansent sans s’arrêter. Cool.
La soirée se termine là pour nous. On est nazes et on a grillé tous nos Neurones.
En tout cas, la BGP fait du bien. Un festival à taille humaine où l’on s’y sent bien. On a cherché, mais on a rien trouvé à redire… Si si, sérieux..
Entrée sur le festival avec du Punk Rock. On se prend un coup de vieux avecles Sales Majestés ! Le grand mythe « je suis fier, fier de ne rien faire et je préfère à jamais, ne plus rien faire » parait loin tandis que « Halte au front » et « Les patrons c’est comme les cochons » restent cruellement d’actualité ! Très bonne surprise, on s’attendait à les voir fatigués et rangés, ils sont super en forme, le lead porte une délicieuse combi « survivre c’est mourir au ralenti ». On les recroisera tout simplement dans le festival comme spectateur !.
On enchaîne avec Death Before Dishonor, hardcore trop statique pour être américain ! Le groupe pose problème, les reporters ne sont pas d’accord ! Bon, vous irez voir parce qu’on n’est vraiment pas d’accord !
Changement de décor avec Raggasonic, qui refont tous leurs tubes pour le plus grand bonheur de tous. Big Red et Daddy Mory sont au taquet mais n’innovent en rien ! Les spectateurs s’époumonent en reprenant en chœur « Bleu Blanc Rouge », « j’entends parler du sida », « La ramène pas » !
Retour au rock’n roll avec Spudmonsters, autant on était smooth pendant Raggasonic, autant on en deviendrait presque violent avec eux ! Ils ont une bonne instru, une bonne pêche, des morceaux clean et l’idée de ramener le public sur scène ! Le chanteur est à fond ! C’est une bonne découverte !
On n’y était pas mais d’après les dires, Chinese Man n’a fait que des heureux contrairement à l’année dernière, en remixant ses anciens morceaux, les fans sont conquis. Mais pour nous, c’est Etienne de Crécy en live dans son désormais célèbre beats n’ Cubes ! On connaissait déjà et on continue de conseiller pour l’installation et la prestation, le son envoie également ! Le tout est à consommer d’urgence et sans modération.
La vidéo date déjà de 2007, aux Trans Musicales de Rennes :
Au 4ème jour, vos très dévoués rampent tant bien que mal jusqu’au site ! Aujourd’hui, il va falloir faire soft, c’est dimanche !
Au menu, Tinariwen, un groupe du Mali, on prend un choc culturel. Mais nom d’une fricadelle, ça nous change des Mac et des Blinder …World Music entraînante.
Nous allons ensuite voir Anti Pop Consortium ! Whaouh Galacthiphop ! Trop bon, trop fort donc trop court !
On finit par atterrir voir Lee Perry et Congos ! Du Jah Rastafari dans tous les sens, un costume à paillettes, rien d’exceptionnel à part le personnage complètement excentrique ! Ho Man c’est la réverb’ qu’il faut que t’arrêtes !!
Balkan Beat Box sonnera pour vos 2 reporters la fin du festival ! On comprend pas pourquoi Beat Box, mais par contre, Balkan à fond ! Grand respect pour la polyvalence de chacun des membres du groupe et l’énergie alors qu’ils font une énorme tournée de festivals ! Tout le monde saute partout sauf nous (oh les rabat-joie ! ) qui sommes trop usés.
Il est temps de récupérer pour pouvoir repartir dès le lendemain en chouinant comme l’an passé et en vérifiant bien auprès des collègues qu’on a les adresses mails pour garder contact…
Encore une fois, l’ambiance nous a scotché, les rencontres étaient nombreuses, les Belges accueillants et les Francs-Comtois trop moumoutes…
Pour vous servir, Electronic Music Addict a envoyé cette année deux reporters au Dour Festival qui se déroule à Dour en Belgique les 15, 16, 17 et 18 juillet 2010.
Un p‘tit mot sur ce festival qui a reçu « l’Award européen du meilleur festival », qui témoigne d’un éclectisme à tous niveaux et qui plutôt que se ruiner à faire venir des grosses têtes d’affiches, mise énormément sur la découverte. Un festival où il fait bon vivre et où les goélands goéllent !
Après les retrouvailles des voisins de l’année précédente, (Big Up la Franche-Comté) nos deux comparses prennent la route ! Quoi de mieux pour se mettre en jambe qu’un bon gros set de métal ricain ? Hoods, une grosse énergie, gros show, grosse technique mais un quatuor qui n’a rien de si original (guitare, basse, batterie, chant.)
On enchaîne avec Beastdu rock canadien à chanteuse, on n’est pas fan contrairement à la foule présente.
Mais déjà l’apéro sonne, Wax Tailor passe donc à la trappe, on ne voit qu’un morceau de Faith No More (ça craint et c’est que le début)…
Retour sur site pour Dj Marky qui est accompagné de Stamina MC, grosse drum n’ bass hyper efficace, le MC classe s’éponge avec une serviette et l’essore sur le public (qui vous l’aurez compris se délectera de sa sueur).No comment…
Il est temps pour nous d’aller bitcher sur de l’électro house qui fait décoller les talons avec HighBloo un dj et producteur belge… « Moove your body dans ton pom pom short »… Merci au Vj qui envoie du lard…
Une pause punk rock s’impose avec Le Bal Des Enragés constitué de plein de beau monde ( des membres de Lofofora, Tagada Jones, Parabellum, Punish Yourself, Black Bomb A…) qui font des reprises telles que Motorhead, ACDC, Sick of it all (top), Parabellum, Ramstein, Nirvana, Svinkels, Ludwig von 88, Béruriers noirs… Le public révise ses classiques et pendant ce temps sur scène des performers, une bombe et un genre de Mr Esclave, font des étincelles en se meulant les jambes (oui, oui… performer oblige), et jettent des ballons et des paillettes sur le public ! Grosse énergie, grosse mouvance, grosse voix, gros bras. Merci c’était un peu notre « Hit machine » à nous du rock !
La soirée se termine avec Compuphonic, techno des années 80 influencée à la Crispy Bacon, jusqu’à ce que la sécurité nous prie de quitter le site ! Il est 5h00, Paris s’éveille et Dour s’éteint sur cette 1ére journée agitée.
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16 juillet
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Vos dévoués chroniqueurs se réveillent en traînant la patte. A l’heure du goûter, ils vont prendre une claque devant Peter Pan Speed Rock… Trio efficace malgré un look douteux, du très bon rock’n roll qui fait trembler les gambettes ! Ils nous font oublier la tartine au Nutella ! Tout le monde est conquis !
Si vous avez 4 minutes, il faut impérativement aller visionner leurs clips délirants :
Atterrissage en chapiteau pour décollage immédiat direction planète Chrome Hoof. Alors là, on est comme des cons, on ne peut pas poser d’autres mots que psychédélique, malgré la patate et la toute petite tenue de la chanteuse , les capes à paillettes des zicos et l’apparition d’une sauterelle géante, nous fuyons !
Les 8 cuivres et le batteur d’Hypnotic Brass Ensemblene nous hypnotisent pas du tout malgré un bon son … euh… cuivré, une choré parfaite, on se lasse des « fuck fucking fucker » entre les morceaux et on part en riant quand ils font miauler les nanas du public.
C’est l’heure du ravitaillement en bouchons d’oreilles… En Belgique, la limite de db est fixée à 120 db et ça crache sévère…
C’est l’heure d’High Tone, comme à leur habitude, vos serviteurs sont à la traîne et ne voient que la moitié du set. On reconnaît en quelques notes le style bien personnel du groupe, on admire la bonne reprise des morceaux en live et on danse. Pour l’instant, personne ne nous en a dit du mal et un énorme chapiteau blindé semblait aimer !
Changement de plateau pour un live dePaul Kalkbrenner, dj allemand du label Berlinois BPitch (Ellen Alien, Modselector,..) qui nous offre 1h15 de minimal house à point. Le set est propre, et quoi que pas mal de spectateurs en pensent, nous, on a sué comme des cochons ! La vidéo nous vient tout droit d’Astropolis où il se produisait une semaine plus tard!
On court s’en mettre plein les yeux avec une performance vidéo deChris Cunningham, grand vidéo-plasticien qui a travaillé entre autre pour Bjork, Aphex Twin, Portishead…
Nom d’un cornet de frites !! On n’en trouve plus nos mots, la musique comme les images sont complètement barrées « mais qu’est ce qui se passe dans sa tête ? » La scène est équipée de 3 écrans géants, le vi-jing est PARFAIT, le travail en amont des vidéos est impressionnant. Grosse qualité, ce n’est plus du lard que ça envoie mais le cochon entier !!!
C’est l’heure de se descendre une Chimay, la suite du festival vous sera contée dans quelques jours…
Cette année, c’est uniquement pour la soirée de clôture que nous nous rendons au bout du monde pour le festival de musiques électroniques “Astropolis“.
C’est donc Samedi 31 Juillet que nous prenons la route, pressés une fois de plus par l’excitation grimpante à l’idée d’une soirée célébrant la fête, l’amusement et la folie ! Les gars d’Astro font ça bien. Tous les ans le public est baigné dans un univers complètement fou. La soirée de clôture d’Astro, c’est un peu comme un feu d’artifice, l’envie ultime de faire la fête ensemble, la découverte sonore et visuelle, la rencontre humaine et le plaisir, tout simplement.
Brest, ici Brest. Nous y sommes! Après le pèlerinage qui mène au saint sanctuaire de la fête et qui n’est en rien religieux (Rencontres par ci, échange de boissons par là … Montrage de fesses ici et chansons paillardes hurlées par des Brestois bien en forme là …), c’est ENFIN le moment de pénétrer dans un autre monde. La déco est somptueuse. A peine passé l’entrée, nous y sommes transportés dans un rêve de bruits et de lumières. Ce rêve, s’il est effectivement très agité, n’en est pas pour autant un cauchemar ! Loin de là. Le collectif rennais “Les Oeils” a vraiment assuré la déco du site. Des lustres de boules à facettes, des arbres colorés, un dôme d’une autre planète, etc …
Si l’on s’y sent bien, c’est aussi parce-que le public ici est bien sympa. De nombreuses rencontres, de Dj Ordoeuvre et le label Vibromachine qui est présent en force à un lapin tout rose et deux Lavallois vraiment super sympas!
Malheureusement, comme chaque année, il y a son lot de petits désagréments :
-Pas de plan du site, pas de line-up. Difficile de s’organiser afin de voir les artistes que l’on souhaite. Une idée pour l’avenir: mettre de grands panneaux avec la programmation, ce n’est pas compliqué et les gens apprécieraient ! De même qu’un bon fléchage pour trouver les scènes…
-Très difficile de trouver de l’eau gratuite alors que c’est obligatoire !
Au-delà de ces problèmes, Astropolis reste un évènement ultra festif. Comment trouver le moment de s’ennuyer, avec autant d’artistes, de scènes, d’ambiances différentes ? D’autant plus qu’il y a les manèges. Retour en enfance pour tous ! Et ça c’est bon !
Musicalement, c’était plutôt grandiose, avec la venue de Paul Kalkbrenner et son Berlin Calling dans la cour du manoir de Kéroual. Mais aussi le scratch bandit crew, dj Kentaro, Busy P , Théo Gravil, Brodinski qui clôture la soirée sur l’astrofloor … Danton EEPROM a également marqué les esprits ce soir. Et que dire de The Subs, sans aucun doute la plus grosse ambiance dans laquelle nous avons été plongé durant cette édition. C’était difficile de tout voir, on a raté Elisa do Brasil, Pendulum et Doctor Flake, malheureusement.
C’est au petit matin qu’Astropolis se termine. Dans les règles de l’art. Les derniers sons résonnent dans la cour du manoir sous une légère bruine devant un public encore très motivé et pas si fatigué!
“Sumach Ecks aka Gonjasufi” le nom est sur toutes les lèvres des amateurs de nouvelles sensations musicales. L’album : ” A Sufi and a killer” sorti en Mars dernier a enflammé la sphère internet, les critiques sont élogieuses. Cet Album est le bijoux sonore de ces 6 derniers mois, coup de projecteur sur le Mc le plus mystérieux de Las Vegas.
Encore une fois le label Anglais “Warp” défricheur de talents depuis déjà maintenant 21 ans a misé sur le bon cheval : L’homme n’en est pas à son premier coup d’essai, acteur de la scène hip-hop de San diego depuis les années 90 au sein du “Master Of universe Crew”, il est remarqué par le label pour sa collaboration sur un titre du second album de Flying lotus “Los angeles”. Flying Lotus-Testament (feat. Gonja Sufi)
Son album “A Sufi and a killer” est l’alchimie parfaite d’un voyage spirituel et d’un road movie à la “Las vegas parano“, une mixture sonore improbable et inclassable. Les adjectifs manquent très régulièrement à la première écoute du dernier projet de cet Ovni, certaines tracks sont tout simplement époustouflantes.
Pour couronner le tout, le personnage est une énigme à lui tout seul, le mythe colle parfaitement à la peau de sa propre création musicale : l’histoire porte a dire qu’il aurait vécu 4 années dans une caravane en plein désert du Nevada. Il est a l’époque dans une situation alarmante, d’origine mexicano éthiopienne, le chanteur trouble par son passé tumultueux. Ces années d’errances l’ont selon lui renforcées. La découverte de la spiritualité et du yoga qu’il enseigne encore quelques fois, l’ont propulsés à son sommet actuel. L’homme reste un mystère, il fascine naturellement par sa discrétion et son charisme, le si peu d’apparition fait parler la toile et on se rue naturellement sur les interviews Youtube pour en connaitre un peu plus(Et on postait déjà la vidéo).
L’habillage sonore est signé “Glaslamp killer” et “Flying lotus“ il est tout aussi barré que les producteurs : les nappes éléctros viennent naturellement se marier avec des samples de : “Las Grecas” ou de “Spirit“. Il en ressort des sonorités inexplicables: une sorte de mutation acoustique entre le Fantome de “Jim Morisson” et celui de “Geronimo”. Le Barbu du désert, lui se fait un malin plaisir à complètement déstructurer cet univers musical, son flow crache des résidus d’un hip-hop chamanique sous ayahuasca, un style unique, un chant découvert grâce au yoga du maitre “Gonjasufi”. Mais comme aime le dire Sumach :«J’aime cette nature, mais il ne faut pas oublier ceux qui sont morts ici pendant la conquête de l’Ouest. Comment pourrais-je composer de la musique sur ces terres sans rendre hommage à nos ancêtres ?» Gonjasufi-DedNd
Le disque est impressionnant, après plus d’une cinquantaine d’écoutes, je le redécouvre régulièrement sous un nouvel angle. Les derniers échos de son concert au “Nouveau casino” lors de sa tournée européenne étaient plus que positifs. Je n’ai qu’une hâte, croiser le drôle d’oiseau dreadeux dans les méandres d’un concert enfumé. Je vous laisse avec un extrait de son live à Paris.
C’est ce soir, c’est à L’Espace Club, c’est à partir de 23h00 et ce jusqu’a 6h00 … Les 4 BNN vont assurer TOUTE la soirée aux platines !!!!! A ne pas rater !
N’oubliez pas l’incontournable bar “le Chantier” où la programmation est électro et de qualité !!!
Info pour la scène square Hyacinthe de Lorette :MODUL CLUB en live pour ce 21 juin 2010 !!!! Classe !
Rafik, le DJ allemand multiple champion du monde qui a obtenu, entre autre, un DMC World DJ Champion en 2007, sera de passage à Dinan le mercredi 16 juin au Cozy Bar, situé dans la populaire Rue de la Soif (officiellement Rue de la Coordonerie). Simple visite de courtoisie au Jad ou nouveau set en [...]